I woke up in a strange place

blog. avec de tout et de rien. prépa, rock'n'roll et tca. just me. pas toujours au 1er degré. pas toujours très compréhensible. parfois plutôt abstrait. pas facile à décrire.

samedi 31 mai

46. Dazed and Confused.




Une histoire s'est terminée. En queue de poisson. Depuis quelques semaines déjà.


Une autre histoire est peut-être en train de commencer.

Je ne sais pas trop quoi, ni comment raconter…
C’est un peu confus, un peu étrange.

Je suis perdue.
Je ne sais pas vraiment quoi faire.

Je me sens un peu incapable, un peu paralysée, un peu nulle.
Dommage. Ça a (-vait ?) l’air de valoir le coup.


Je me rends compte combien je peux être complexée. Pas seulement physiquement. Mais pour tout ce que je suis.



* * *






Je suis allée voir A   S wedish Love Story.
Un film suédois, de Roy A ndersson, de 1969, inédit en France jusqu'à maintenant.
C'était une avant-première, il sort le 4 juin.


Résumé de la fiche allociné : En marge du monde des adultes prisonniers de leurs conventions et de leur mélancolie, Pär et Annica, avec l'ingénuité et la fraîcheur de leurs 15 ans, découvrent simplement l'envie et le bonheur d'aimer.

Un très beau film... mais un film traître, en même temps... on se laisse bercer par les belles images, par l'aspect idyllique de cet amour naissant.
Et on ne se rend pas tout de suite compte qu'en parallèle, on se prend dans la gueule le monde des adultes, englués dans une déprime constante, des regrets, des complexes, des échecs, etc.
Il y a vraiment une rupture, entre l'adolescence encore innocente, et l'âge adulte, plein de désillusions, de regrets.
Une rupture, et une tension croissante tout au long du film. (La scène avant la fin est très forte…).
On rit, un peu. Mais au fond, c'est triste.
On ressort du film vidé, renversé, sous l’effet de cette mélancolie latente.
Bref, un chouette film... qui n’est léger qu’en apparence.


swedish_love_story_haut



* * *





J’ai enfin mis en ligne ma radio-blog.
La playlist n’est pas définitive… j’ai eu du mal à choisir, à ne pas trop en mettre. Il y a de fortes chances pour que j’enlève et ajoute des choses.
Ce n’est pas tout à fait représentatif de ce que j’écoute… mais il a bien fallu faire une sélection. Et j’ai préféré mettre des choses assez « soft ».
J’essaierai de faire une petite présentation des différents artistes et morceaux que j’ai mis…
En attendant, vous pouvez toujours cliquer et ouvrir les oreilles :

>> C'est par ici ! <<


Posté par froo à 13:18 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 06 mai

45. " und schalte dein Gehirn auf Stand-by "


Je reviens un peu. Peut-être plus. Je ne sais pas trop encore.

Les derniers mois ont été assez chargés en événements, en émotions.

La prépa, toujours.

Mais aussi ce Noël un peu particulier, que je devais passer chez mes grands-parents, seule. Mais auquel ma mère nous a rejoints, au dernier moment, en partant précipitamment de chez elle le 24 décembre, vers 3 heures du matin pour arriver vers 7 heures chez ses parents, qui n’étaient au courant de rien. Elle venait de se disputer avec son compagnon. De le quitter même. D’où le départ précipité. Pendant la dispute, elle avait cassé son téléphone en le lançant contre le mur. De ce fait, elle n’eut le moyen de joindre personne lorsqu’elle était en route.
Sans mentionner les risques qu’elle a pris en roulant de nuit, sans avoir dormi, en étant particulièrement énervée par la dispute, avec une voiture dont les pneus étaient bien trop dégonflés, selon mon grand-père.
Mais dans l’ensemble nous avons réussi à passer un bon Noël, et j’étais très contente d’avoir ma mère auprès de moi, en fin de compte.

Globalement, ces mois ont été principalement rythmés, de loin, par ces incessantes disputes entre ma mère et son compagnon… Elle l’a quitté définitivement plusieurs fois, pour se remettre avec quelques jours après. Elle a pris un studio au mois de février. Sur un coup de tête. Mais elle n’y est même pas restée une semaine. Elle a pris un petit appartement en mars,  comptant déménager définitivement. Elle y est allée occasionnellement. Une sorte de repli en temps de crise. Aujourd’hui, elle m’a appris qu’elle avait résilié la location. C’était de l’argent jeté par les fenêtres.

À chaque fois que j’en parle, je me rends compte que je suis encore assez dépendante des histoires de ma mère. Je fais ce que je peux pour m’en détacher… Mais depuis qu’elle a emménagé avec lui, mes soucis la concernant sont revenus en puissance. J’ai peur qu’elle fasse une bêtise.
Et de mon côté, je m’écrase. Je ne vais pas très bien. Mais je le cache. Je ne veux pas qu’elle se fasse du souci pour moi, qu’elle culpabilise.
Je fais semblant. Je continue mes bêtises à moi.
En ce moment, j’ai un peu plus de temps, et je me demande si je ne devrais pas reprendre contact avec la psy, que je n’ai pas vue depuis juin dernier, ou en trouver un autre. Je ne sais pas si c’est une bonne idée… Mais je me dis que ça ne me coûtera pas beaucoup d’essayer.
Au point où j’en suis...

Pour en revenir à la prépa… ça n’a pas toujours été difficile… j’ai eu souvent envie de partir. Je me suis demandé à quoi tout cela pouvait bien servir. Mais je suis restée. Une des raisons est que je ne voulais pas laisser mon professeur d’allemand tout seul. Là, encore, j’ai plus l’impression de vivre pour d’autres personnes que pour moi.

J’ai passé les deux dernières semaines à passer le concours de l’ENS-LSH. Ce fameux concours. À moins d’un miracle, je ne m’attends pas à des résultats brillants. Mais au moins, c’est passé.
D’ailleurs, pour la petite histoire, nous avons eu le droit de composer un matin supplémentaire. Quelqu’un s’est amusé à lancer une fausse alerte à la bombe dans un des centres d’examen, à Paris, alors que l’épreuve de Lettres n’était pas terminée. Il s’agit probablement de quelqu’un qui n’a pas apprécié que le sujet tombe sur Quelque chose noir, l’œuvre de Jacques Roubaud, poète contemporain, dont certains avaient visiblement négligé l’étude.
L’épreuve a été annulée, et nous avons été invités à recomposer un samedi matin, pour repasser cette épreuve (cette fois-ci sur Stendhal, et La Chartreuse de Parme).
Le genre de surprise que j'adore.
J’ai trouvé ça vraiment dommage, écoeurant, épuisant,...
Je ne m’attarderai pas plus sur cette histoire, mais si vous voulez en savoir un peu plus, François Bon en parle dans son article Roubaud fait la bombe.


Après les épreuves, nous avons eu droit à une petite semaine de repos. Je n’ai pas fait grand chose. J’ai plutôt été une larve.
Je suis allée au cinéma, voir Lost Highway de David Lynch, que je n'avais jamais vu avant, et Un ange à ma table de Jane Campion, diffusés lors d’un petit festival consacré cette année à la Folie, organisé par une association de cinéphiles, près de chez moi.
J’ai soigné mon appareil et j’ai pu à nouveau faire quelques photos.
J’ai essayé de profiter du beau temps, et j’ai passé le 1er mai avec une amie sur la plage. (comme tant d’autres gens !).
J’ai retrouvé une connexion permanente à internet. (je m’en étais volontairement débarrassée pour m’empêcher d’y perdre trop de temps.) Je ne sais pas si c’est une bonne chose… je vais faire de mon mieux pour me limiter.
Et demain je reprends les cours, en version allégée.

L’année touche à sa fin.
J’essaie d’émerger lentement. De (re)prendre ma vie en main. De me préparer à la vie après la prépa, que je redoute un peu, mais à laquelle je ne peux pas échapper finalement.
Après trois ans, il serait temps !


 

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Baie des Anges, goéland, et soleil couchant. 03.05.08. (On fait ce qu'on peut.)





Posté par froo à 00:28 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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