I woke up in a strange place

blog. avec de tout et de rien. prépa, rock'n'roll et tca. just me. pas toujours au 1er degré. pas toujours très compréhensible. parfois plutôt abstrait. pas facile à décrire.

mercredi 14 novembre

41. at first sight.



Aujourd'hui, on m'a dit que j'avais un " visage limpide ".



(EDIT, le 26 novembre au matin : " more details coming soon..."

Le 10 décembre au soir : finalement pas tout de suite... )

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mardi 06 novembre

40. " You think you do, but you don't. "

À mon extinction de voix a succédé une bronchite. J’ai toussé, toussé, toussé. Un soir j’ai tellement toussé que j’ai cru que j’allais étouffer pour de bon. J’ai eu très peur. Mourir par suffocation, ça ne doit vraiment pas être drôle.
Ça a fini par se calmer, pour devenir un rhume trainant. Maintenant, je vais à peu près mieux.

Quelques jours de vacances, à dormir, dormir et dormir. Faire le plein de films sur une télé à l’écran tellement grand que ça en devient obscène. (Mr le copain à ma mère en a fait l’acquisition depuis peu.) (J’ai parfois l’impression qu’il essaie d’enfermer ma mère dans une forme de matérialisme superflu, tout en étant assez égoïste et peu généreux. Pas le genre d’homme à faire beaucoup de gros cadeaux. Mais à acheter une belle télévision, de beaux accessoires de cuisine, en rappelant que c’est bien à lui, et qu’il faut lui être redevable. etc.)
Faire du lard aussi. Je sens que je vais avoir du mal à rentrer dans mon jean. Ne pas y penser.

Avant les vacances, j’ai passé cinq semaines sans rentrer « chez moi » le week-end. Le premier week-end, parce qu’une amie d’une amie fêtait son anniversaire. Les suivants, parce ma mère et celui qui lui sert de copain les passaient à se disputer. Pas envie de supporter ça. De toute façon, je ne m’y sens pas chez moi. Vraiment pas.
Ce déménagement n’était pas forcément une bonne chose. Mais ce n’est pas nouveau.
Des semaines plutôt agitées.
Je m’inquiète pour ma mère. Quand elle me dit que « c’est l’enfer », j’ai mal.
Elle regarde de temps en temps les annonces immobilières, en alternant avec des périodes où elle dit qu’elle va rester là, en attendant
Cette semaine, ça allait plus ou moins, Monsieur étant parti chez ses parents malades. Mais depuis qu’il est revenu, l’atmosphère est redevenue pesante.
Je m’en veux de fuir. J’ai hâte de repartir sur Nice. Je sens que je n’aurai pas envie de rentrer les week-ends. Prétextant une masse très importante de travail. Ce qui n’est pas faux. Mais je ne travaillerai pas forcément plus en étant là-bas.
Je devrais essayer de soutenir ma mère. Je ne veux plus. Je ne sais plus. Je ne peux plus.
Je ne me sens déjà pas très bien moi-même. Et j’ai bien vu que cela l’affectait aussi. Je m’en suis voulue quand elle m’a dit qu’elle se faisait du souci pour moi. Je vais faire semblant d’aller bien, d’arriver à travailler sérieusement. À défaut d’y arriver.  Comme d’habitude. Juste me renfermer un peu plus. Dans le leurre.

Il y a des moments où j’ai vraiment l’impression d’avoir une vie pourrie.

Pourtant, il n’y a pas que du négatif.
J’ai un semblant de vie sociale.

So. qui était dans ma classe les deux années précédentes, et qui est encore sur Nice cette année, pas trop loin de chez moi. Celle avec qui je vais à la piscine. Elle m’avait invitée chez elle à partir de vendredi. Et j’y suis même allée, malgré toutes mes appréhensions. Elle me l’avait proposé plusieurs fois (au lieu de rester toute seule dans ma chambre à déprimer le week-end quand je ne peux / veux pas rentrer chez moi.) J’avais toujours refusé, peut-être de peur que cela accentue mon côté « sans-famille ». J’ai déjà trop souvent l’impression de squatter chez les autres.
Mais c’est joli chez elle… Une maison, dans une toute petite ville, près de la forêt, un chat, un chien, une maman sympa, etc. J’ai passé un bon moment.
Je ne regrette pas d’y être allée. ( Mais mes cuisses, mon jean et ma balance si. )

Je me suis fait un nouvel ami aussi. Sy. En fait, je le connaissais depuis un an. De certains cours d’allemand. Il est cube aussi. On s’est vite retrouvés à être les seuls en option allemand. Forcément, ça crée des liens. On habite dans la même résidence. Et il se trouve que nous avons pas mal de points communs. Je n’aurais pas cru.
Du coup, de temps en temps, on se retrouve à travailler ensemble, à discuter autour d’une tisane accompagnée de petits-beurre ou de spéculoos, au choix.

Il y a aussi des côtés moins roses, évidemment. Mais comme j’ai rangé ça dans la catégorie « pas que du négatif », je préfère ne pas m’attarder dessus pour le moment. Une prochaine fois.



Sans transition, je suis allée voir L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford hier soir.
Tout simplement magnifique.
Des acteurs très justes. Casey Affleck surtout. Époustouflant dans son rôle. Son visage, ses intonations, sa voix, ses gestes…
Des images particulièrement belles, presque picturales, auxquelles s’accorde une musique (à laquelle a participé Nick Cave) renforçant la dimension poétique, mélancolique…
Un film long, sans longueurs.
C’était juste beau.
Je ne m’en suis toujours pas remise.


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fiche imdb,
bande-annonce

Posté par froo à 01:51 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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